Mai à vélo : le début d’une saison qui ne s’arrête plus
Vélo en Île-de-France : une saisonnalité de moins en moins marquée
La comparaison entre les mois d’avril et de mai est, à cet égard, éclairante. En mai 2025, le réseau Vélib’ Métropole enregistrait plus de 160 000 courses quotidiennes, soit une progression de seulement 3 % par rapport à un mois d’avril déjà exceptionnel. Autrement dit, le pic printanier existe toujours, mais il s’estompe. Il y a quelques années, l’écart entre les mois creux et les mois de pointe était davantage marqué. Sur l’ensemble du mois de mai 2025, 369 400 usagers ont utilisé le service, soit l’équivalent d’un habitant sur vingt de la Métropole du Grand Paris.
Plusieurs facteurs expliquent ce rééquilibrage entre les saisons. Le développement massif des infrastructures cyclables, porté notamment par le Plan vélo métropolitain de la Métropole du Grand Paris, a rendu la pratique plus sûre et plus confortable tout au long de l’année. Des kilomètres de pistes cyclables sécurisées ont été aménagés dans Paris et dans les communes de la métropole, réduisant la « dépendance » aux conditions météorologiques.
L’essor du vélo à assistance électrique a joué un rôle tout aussi déterminant. Le VAE représente aujourd’hui 40 % du parc Vélib’ Métropole. Il rend le vélo accessible par tous les temps, sur tous les reliefs, à tous les profils d’usagers, y compris ceux qui n’auraient pas envisagé de pédaler en hiver ou sur de longues distances.
L’évolution des équipements cyclistes a également contribué à estomper les frontières entre les saisons. Vêtements imperméables légers et respirants, couvre-chaussures, gants de mi-saison, protège-guidon : les solutions pour rouler confortablement sous la pluie ou par temps frais sont aujourd’hui accessibles économiquement et de plus en plus adoptées par les cyclistes urbains. Se préparer à affronter une averse ne prend que quelques secondes et change radicalement l’expérience du trajet. Le vélo par temps de pluie n’est plus une contrainte c’est une option que de plus en plus de Franciliens choisissent délibérément.
Les bonnes pratiques à adopter
Les mois de mai et juin sont des périodes de forte cohabitation sur les pistes cyclables et les voies partagées de la métropole. Plus nous sommes nombreux à rouler, plus le respect des règles de circulation devient essentiel pour la sécurité de chacun.
Le port du casque : il est vivement recommandé pour tous les cyclistes, quel que soit le trajet. Pour les enfants de moins de 12 ans, il est obligatoire.
Sur les pistes cyclables : adapter sa vitesse et signaler ses dépassements avec la sonnette ou un signe de la main permet d’éviter les incidents, en particulier dans les zones de forte densité comme Paris centre ou les abords des gares.
Aux intersections et aux feux tricolores : le code de la route s’applique pleinement aux cyclistes. Le respect des priorités protège aussi bien les piétons que les autres usagers de la route.
La nuit et par temps de pluie : les éclairages avant et arrière sont obligatoires. Ils sont aussi indispensables pour être vu sur les axes urbains les plus fréquentés de la métropole.
Sur les voies partagées avec les piétons : trottoirs autorisés, zones de rencontre, parcs le vélo cède le passage et adapte son allure.